Dans les jours qui viennent, la newsletter "octobre" va paraitre...
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A taaaaaaaaaaaaable !!!
PrisClio.
Et oui, faut l'admettre, c'est fini, les nuits quasi blanches où je me levais fraiche comme une rose au petit matin...
J'ai vu afficher le "2h00" hier soir avec stupeur: ben quoi? où sont passées ces heures?
J'me suis fait plaisir, j'espère en avoir donné beaucoup (nan, y a rien de sous entendu, bande de pervers) à mes amis.
Ca faisait très longtemps, trop.
Tout est revenu comme par magie.
La trouille qui m'a chopé les tripes hier après midi (mon amoureux vous dira que c'est de l'exigence de maniaque que de défaire la table et de la redresser avec une nappe) s'est évanouie au son de la sonnette d'entrée.
Faut que je retourne chercher du pinard, l'était très bien ce ptit rouge.
Parait que mon pain était bien bon, ça m'a fait rire.
(ça le fait à fond, l'ardoise)
Zappé les photos du reste...
Je fais un post scriptum, c'est pas habituel...
Je bossais ce matin, yeahhhh
Plantons le décor.
Thelma et Louise ont fixé depuis des lustres une escapade à deux.
Une capitale européenne en guise de grand canyon,
Une berlingot bleue pâle pour l'AMC Pacers 1975 décapotable (oué, ça en jette, n’est-ce-pas ?),
Des flics en embuscade sur le bord de la route
Une carte routière capricieuse, de la musique digne de ce nom, un joli cadeau, les cheveux au vent, et pas d'heure de retour...
On se dispensera de la prestation de Pitt, pas notre genre, le blondinet freluquet, on a chacune vachement mieux à la maison.
Reste à savoir qui fait Thelma et qui fait Louise…
Il est tôt, le soleil pointe à l'horizon. Les rayons traversent, façon "ça va dracher bientôt"
Je suis pas la seule à avoir un réveil pas top moumoute, Y a Louise qui a eu le même
Louise cherche son chemin
Louise cherche le CD de la bande originale
(j'l'ai trouvée, la BO, biloute : mets le son à fond )
Thelma et Louise, fourbues de leur périple, mais surtout crevant de faim, ont trouvé de quoi se caler jusqu'au lendemain...
Lasagnes aux épinards et ricotta pour Louise (ttention, chéchauchafume)
Requin pour Thelma
A l'heure actuelle, Thelma et Louise ont fait le grand saut
et sont rentrées sagement auprès des hommes de leur vie...
Monsieur Monmec rentre le midi pour faire pause (et il a bien raison)
En bon mec qui se respecte, il se nourri de pates, de viande et de patates.
(pour piger de quoi je cause, cliquer sur ce LIEN et dérouler..compréhension maxi vers 2 minutes 50 si vous n'etes pas morts de rire avant)
J'avais donc fait du pain...mais d'une façon très "inn" (oui, le burger est à la mode. Mais pas en chaine de fast food macrado ou pouick)


après une bonne base de pain...assemblage totaly frenchy

On s’était perdu de vue…
Comme ça, parce que c’est la vie.
Pas de façon délibérée, mais de la façon la pire qui soit : insidieusement, par débordement et mauvaise gestion des priorités.
A nos corps d’athlètes défendant, nous avons eu des enfants, des jobs prenants, des déménagements, des emplois du temps de plus en plus chargés, des pépins de santé, des prises de risques ou des réflexes de protections…
Bref, plein de petites choses nous ont progressivement éloignés…
On en souffrait tous, chacun à notre manière, de façon plus ou moins cachée.
J’ai longtemps évité de plonger dans les albums photos, de peur de me déchirer la pierre qui me tient lieu de cœur.
On s’est tous enfoncés dans nos propres vies, en fait.
Pourtant…c’était y a 10 ans, on était jeunes, beaux, pas insouciants. Nous étions des jeunes adultes, déjà lancé dans la vraie vie.
Mais punaise, on était sacrément vivants !
Nous avons partagé nos vies. Réellement. Nous avons partagés nos rencontres, nos liens, nos naissances, nos mariages, nos décès, …nos vies.
On était une famille cœur. De celles qui sont longues à construire, mais c’est du solide, du béton armé. Un simple coup de pied n’en vient pas à bout.
J’ai commencé à en souffrir. Pire, à me dire que si je ne faisais pas quelque chose, je deviendrai responsable de cette situation.
J’ai fait des croix sur certaines personnes avec une facilité déconcertante (ce qui confirme la présence de ma pierre à la place du cœur)
Là, je n’y suis pas parvenue. Pas moyen.
J’ai vécu l’absence, le vide d’eux. J’ai tellement souffert qu’ils ne soient pas là quand j’étais au 36ème dessous la cave. M’en suis sortie sans eux, certes…et alors ?
J’en étais arrivée au stade où, de toute façon, je me foutais pas mal de savoir le pourquoi du comment (le stade qui arrive après le « qu’est ce qu’on a bien pu faire ou dire qui a tout flanqué par terre ? » et le « ben, eux aussi, ils pourraient appeler »…etc. )
Ca faisait plusieurs fois que je prenais l’A25, que je passais devant cette sortie d’autoroute avec un pincement au cœur.
Hier…un kilomètre avant la sortie…mon pincement au cœur est arrivé…j’la prends, j’la prends pas…j’ai quoi à perdre ?...j’la prends.
J’ai entendu la voix intérieur de Monmec « ben oué, super, bonne idée….vas-y, toi, invites les à venir se faire un barbecue ave D2R2 comme au bon vieux temps »
Au pire, ils ont déménagé.
Peuvent ne pas être là aussi, si c’est ça, je fais quoi ?
Et si ils me claquent la porte au nez, je saurais qu’on a du faire une connerie.
Et si, et si, et si…
J’ai augmenté le volume sonore de la radio avec une chanson de djoni, je sais pas laquelle.
J’ai reconnu la maison, l’auto rouge. Une seconde auto à coté. Allez, j’ai mes chances.
Je stoppe ou pas ? Punaise, t’es allée jusque là, cocotte, t’as vraiment plus rien à perdre. C’est l’année de la résurrection ou pas, bonsangdboisnomdebleu.
Mondieumisère, qu’on en mène pas large…
J’ai sonné.
Elle m’a ouvert la porte.