J’entendais la radio en bruit de fond, dans mon carrosse, allant chercher du café pour demain matin.
Un mot a retenu mon attention « l’envie »
Crotte, c’était Djoni.
L’envie d’avoir envie.
Mes parents, en me donnant la vie, m’ont dotée de cette qualité. Je ne parle pas de l’un des 7 péchés capitaux, l’herbe du voisin ne m’ayant jamais intéressée, ou me paraissant toujours plus dégarnie que celle de mon jardin.
Mais l’envie, celle qui donne l’énergie, j’en ai plein mon sac à main.
L’envie d’avoir envie, déjà, merci Djoni.
L’envie de vivre, l’envie de rire, l’envie d’avoir la paix, l’envie de la sérénité, l’envie de gourmandise, l’envie d’aimer, l’envie d’être…
Oui, toutes ces envies là, j’en regorge.
Chanson suivante « et d’aventuuuuuuuuures en aaaaaaaaventuuure »
Moui, exact mon coco…
J’ai des envies, qui me font aller d’aventure en aventure.
Sauf qu’il y a dix ans aujourd’hui, j’ai donné un baiser.
A un homme merveilleux.
Nous nous sommes rencontrés avec nos fêlures, nos cassures, nos trop plein, notre rage, notre capacité à aimer, à donner, nos désirs, nos envies...
Cet homme merveilleux, il est là. Toujours. Il est la grande aventure de ma vie.
Je sais qu’il m’attend toujours quelque part, en l’occurrence à ce moment précis de radiophonie inouïe, sur notre canapé, emmitouflé par mon poncho que j’ai déposé sur lui, alors qu’il s’était endormi.
Il sait que je l’attends aussi quelque part, même si je suis toujours en mouvement.
Il a su, en 10 ans d’amour, me combler, m’apaiser, me permettre de me rencontrer moi-même, sans jamais m’étouffer, ni me bousculer.
Il a fait de notre « nous » un havre de paix, de sérénité, de calme.
J’ai fait autour de notre « nous » une muraille infranchissable, indestructible.
Ce soir, personne ne nous atteindra. Nous sommes dans notre bulle.
Nous sommes nous. Pleinement. Heureusement.
J’aurais une tendance naturelle à me laisser aller à « y a dix ans à cette heure », à la nostalgie et aux souvenirs.
Mais non.
Ce soir j’ai ENVIE.
J’ai envie d’imaginer que dans dix ans, nous nous aimerons comme aujourd’hui.
J’ai envie de voir ces dix années à venir comme dix nouvelles années de bonheur, de proximité sans envahissement, de respect et de considération mutuelle.
J’ai envie de me dire que rien ni personne ne pourra jamais nous atteindre.
J’ai envie de continuer à vivre.
J’ai envie de l’aimer ... tout simplement.
Alors, c’est parti, je ferme l’ordi, et je vais nous faire entrer dans notre bulle à nous

J'aime bien cette photo. Elle est très révélatrice : il est devant, à l'écoute, il est la chaleur et la sérénité, malgré ses écorchures. Je me cache derrière lui. Me mettre en sécurité pour le protéger. Nous sommes le rempart l'un de l'autre.
Comment ça déchire !!!
terrible...
Et pourtant, c'était pas gagné d'avance.
Pour l'un de mes boulots, j'avais une recette àa concevoir, avec une consigne "potiron". Bon, comme je suis une fille contrariante de nature, j'ai pris du potimarron. C'est plus drôle.
J'l'ai regardé droit dans les yeux. Bien intensément.
J'ai songé un instant lui faire mon bon vieux regard de tueuse, mais je me suis souvenue que certain(e)s ne s'en étaient pas encore remis, de mon regard de tueuse. (de mon coffre sonore aussi, d'ailleurs. J'ai fait peur à quelques consoeurs mamans hier matin, en usant de ma grosse voix: carrière de nageuse et de pionne de LP, ça laisse des traces. Bref, je m'égare)
J'avoue que "courge", pour moi, c'est plus une insulte que je m'inflige à moi-même, dans des rares moments de non-grossièreté, qu'un ingrédient savoureux.
Bref, allons-y gaiement...
J'ai cherché (pas longtemps) quel autre ingrédient passionnément aimé contre balancerait le potimarron potiron : le chocolat... quelle évidence, bon sang mais c'est bien sur.
un bien noir, bien amer, bien trash.
Coup de bol, j'ai du chocolat qui correspond aux critères.
Et c'était donc parti...je vous présente donc
Mes petits moelleux de potimarron.
(et comme c'est une recette à moi...je peux la mettre...mais 'ttention, la copie est répréhensible par la loi - et la loi divorce en ce moment, on sait, merci Voici-)
150gr de chocolat noir (si possible + de 70% )
1 CàS de creme fraiche liquide
100gr de potimarron
20gr de beurre
120gr de sucre
1 pincée de cannelle
80gr de poudre d'amandes
2 oeufs
50gr de farine.
Faire chauffer le four 200°
hacher finement le potiron, le mélanger avec la canelle
Fondre le chocolat au BM
mélanger amandes, oeufs, creme, sucre jusqu'à un mélange mousseux
Ajouter la farine tamisée, le potiron à la canelle, le chocolat et beurre fondus: bien mélanger
(variante de feignasse bien équipée pour feignasser : mettre le beurre et le choc dans son Truc Machin, programmer la fonte. Puis, mettre tous les autres ingrédients par dessus, et tourner le bouton sur 6 pendant 1 minutes)
déposer dans des empreintes (j'ai utilisé les florentins, mais ça doit aller aussi sur tout ce qui peut ressembler: minitartelettes, petits ovales, etc)
faire cuire une bonne dizaine de minutes.

Les protéger, les oublier dans un coin 3 jours, ça déchire les papilles ![]()
Un bébé vient au monde.
Emotions.
Qui me ramènent à la naissance de mes bébés à moi.
Doux souvenirs.
Proust et ses madeleines.
J'ai joint la pensée émue à la poche à douilles, et ai apporté des madeleines à la maternité !

2 oeufs blanchis avec 80gr de sucre en poudre.
Incorporer 60gr de beurre fondu, puis 80gr de farine et une pincée de levure chimique.
une goutte symbolique d'extrait d'amande amère.
Garnir les moulmous à minimadeleines (provenance top secrète) à la poche à douilles (même fournisseur), placer le tout au froid (mon congel fait l'affaire) pendant un quart d'heure.
Le temps idéal pour préchauffer le four à 210° chaleur tournante.
Enfourner dix minutes, et respirer le bonheur à plein naseaux.



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L'été s'est tiré, on ne l'a pas vu passer. (de fait, il s'est fait discret, cette année)
Ce n'est pas pour autant qu'il faut se laisser aller...le mois des araignées prend sa fin, chenilles et escargots prennent leur quartier, on va avoir la paix.
Pour faire son marché ce mois ci:
Fruits: C'est la fin des groseilles, myrtilles, poires et pommes (fraiches...les "de garde" vont commencer le mois prochain), raisins. Les kiwis arrivent sur les étals.
Légumes : Artichauts, bettes, betteraves, carottes, céleris, champignons, choux (fleurs, brocolis, rouges...), épinards, laitues (à couper, iceberg, pommées), maïs, navets, oignons de garde, poireaux.
Viandes: boeuf, mouton, porc, veau
Basse cour : lapin (pas de volaille de saison, ce mois-ci)
Gibier : Faisan, lièvre, sanglier
Poisson : Daurade (ou dorade), hareng, truite, homard, huitres, moules et tourteaux
A la fin du mois d'Octobre, une période propice aux talents de chacun... Sorcières, esprits et petits fantomes seront à l'honneur.

(photo sous copyright, de ma maman. on est un peu sorcières de mère en filles, dans la famille)
Sortez vos citrouilles, allumez vos bougies, laissez les toiles d'araignées pendouiller...et confectionnez un potage de potiron à en mourrir...
Recette :
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Ingrédients
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Portez à ébullition 2 litres d'eau salée.
Ajoutez le potiron que vous aurez coupé en dés après avoir enlevé les fibres et les graines.
Ajoutez les pommes de terre coupées en gros dés, les échalotes et l'ail émincés, puis le sel, le poivre et une pincée de noix de muscade.
Portez le tout à ébullition, laissez mijoter à feu doux et à couvert pendant 30 minutes.
Moulinez votre soupe et ajoutez la crème fraîche.
Servir avec du fromage râpé.
Excellent mois d'octobre à tous et toutes !
2 cuillères à soupe de crème fraîche